Une mère et ses enfants sont travailleurs, prudents et sympathiques.
Heger est une journaliste qui travaille pour une publication en ligne.
On peut supposer qu’elle est indépendante, diligente et ambitieuse.
Ils se rencontrent à l’occasion d’un article qui débouche sur une tragédie…
« La cellule mère, la cellule hôte, le lieu d’assurance et le pari sûr deviennent ici l’espace d’un tremblement de terre destructeur.
L’émission tend à faire une radioscopie de cette implosion qui n’est que le reflet de la grave crise que traverse le pays en ce moment.
Cette émission n’est pas une émission politique au sens propre du terme.
J’essaie de décortiquer et d’interroger la Tunisie d’aujourd’hui, 8 ans après la révolution. Mon point de vue est celui d’une jeune femme qui avait 20 ans à ce moment-là et à travers le point de vue de ces 5 jeunes gens pris au piège.
Quel est leur destin ? Pourquoi ne se sont-ils pas échappés ? Mais où donc… ? »
Essia Jaïbi
Mise en scène et scénographie : Essia Jaïbi
Acteurs : Jalila Baccar, Mouïn Moumni Mouna BelHadj Zekri, Imène Ghazouani, Hamza Ouertateni
Voix off : Nesrine Moualhi, Essia Jaïbi
Son : Sabri Bouazizi
Assistante de direction : Amel Barka
Texte : Le collectif
Costumes : Selima Ben Chedli et Farouk Hazami
Maquillage : Mariem Baccar
Production : Familia Productions
« Une heure et demie pendant laquelle les spectateurs ont assisté à la naissance d’un nouveau théâtre, différent, basé sur une provocation intelligente et une démesure parfaitement maîtrisée ».
MISK, Shayma Laabidi
« Une mine d’or d’inventivité, de générosité et d’humour. Un éloge du courage et de la rébellion qu’il est bon de voir en ces temps de lutte matérielle et spirituelle. A ne pas manquer ! »
Femmes et réalités – Nadia Ayadi
« Madame M. remet en question ce que l’on croyait simple… détruit nos idées préconçues et brise ce que l’on croyait avoir construit et ce dont on avait hérité. »
Al anwar, Wafa Hammami
« Dynamique, précise et consciencieuse, Essia Jaibi s’affranchit des codes, glisse des références et en joue même, dans un acte totalement assumé, parfois ludique et le plus souvent très créatif ! »
La Presse, Asma Drissi
Le public a été séduit par la maîtrise et la force du récit, par les codes de la narration qui ont rompu avec cette vision multidimensionnelle des rapports humains. Lorsque le rideau tombera, nous savons que les différents personnages hanteront longtemps la mémoire du public ».
En Bref
« En critiquant la médiocrité, la diabolisation de l’autre et le manque de profondeur des sujets traités par les médias, Jaibi interpelle son public sur sa propre responsabilité dans une mise en scène audacieuse et gracieuse. […] Influencée par les codes du street art, Essia Jaibi entame dès le départ un jeu de séduction avec son public et l’embarque dans un voyage sensoriel unique. En déjouant la notion même de spectateur, Jaibi invite les spectateurs à être à la fois à l’intérieur et à l’extérieur de l’histoire. »
WMC
« Essia Jaibi redistribue les cartes et redessine les lignes directrices de la mise en scène. L’interaction se fait par les sens. L’exploration est un spectacle, un peu comme une comédie musicale de Broadway. […] De l’opéra à la musique inspirée des films à suspense des années 1970, en passant par le célèbre « I am what I am » de Gloria Gaynor, la musique impose le rythme et l’esprit des actes qui suivent. Essia Jaibi pousse l’expérience interactive jusqu’au bout de la tridimensionnalité. Le parallèle avec le cinéma n’est pas loin, l’expérience est bien plus intéressante ! Nous sommes rapidement habités par cette famille unique. On se prend vite au jeu ».
Femmes de Tunisie, Raouia Khedher,